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| PROGRAMME DE LA SEMAINE Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées) | ||||||||||
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PARQUE VIA, DE ENRIQUE RIVERO
SORTIE NATIONALE : Le 8 JUILLET 2009 86 mn - Mexique - 2008 –35mm – 1:1,85 – Dolby Digital
Gardien d’une luxueuse demeure à Mexico, Beto, un vieil "indio", occupe seul les lieux vides dans l’attente que la maison soit vendue. Ses contacts avec l’extérieur se résument à la propriétaire qui vient inspecter son travail de maintenance et Lupe, une prostituée, qu’il paye une fois par semaine pour un peu de compagnie. Muré dans sa solitude parfois interrompue par les visites d’acheteurs, Beto vit comme un reclus, coupé de l’industrieuse ville de Mexico, un monde bondé et angoissant. Une simple visite au marché se transforme en un véritable supplice. Pour lui, la télévision constitue l’unique fenêtre sur le monde extérieur, même si la teneur des nouvelles ne change jamais: manifestations noyées dans le sang, meurtres crapuleux, guerres ignobles. Mais le gardien doit quitter la maison lorsque celle-ci est vendue. Malgré les efforts de son ancienne patronne pour lui trouver un nouvel emploi, il craint de ne pas pouvoir travailler au-dehors, habitué pendant plus de dix ans à vivre dans cet espace confiné. Au-delà de la destinée de Beto, Parque vía montre, à travers le lien entre le vieil employé et la propriétaire, la fracture sociale dans un Mexique moderne: le fossé entre riches et pauvres confondu avec celui entre blancs et "indios" – les peuples indigènes du Mexique. Enrique Rivero dépeint la misère d’un individu, et donc celle de toute une population, cantonné aux activités les plus ingrates. Ce film basé sur la vie de Nolberto Coria, qui joue son propre rôle (Beto), mêle l’aspect documentaire à la fiction: "Il est nécessaire de filmer la beauté de la réalité. Pour arriver à le faire, on a filmé en super-16 mm. Ce format donne une image qui ressemble à celle des documentaires, ce qui nous aide à nous lier avec le personnage" précise Enrique Rivero.
NOTE DU REALISATEUR Cette histoire est le résultat des observations que j’ai faite depuis plusieurs années lors de mes visites á Mexico. En étant isolé dans cette maison, il est facile de ne voir les choses, qu’avec une certaine distance. Elles prennent un nouveau sens, une autre couleur. Le principal intérêt de ce film c’est le fait que l’histoire, du moins en grande partie est vraie. Beto existe et sa vie est comme ça. Il a toujours travaillé pour une famille et il est possible qu’il finisse ses jours comme ça. Mais ce qui m’intéresse le plus dans les personnages du film (la famille et Beto) c’est leur relation : ils viennent de mondes opposés et pourtant ils passent presque toute leur vie ensemble. Ils se respectent et s’aiment sans jamais dépasser la ligne qui marque clairement leur classe sociale. Mon intention est de montrer Beto et sa vie quotidienne, ses croyances et ses habitudes. Par exemple : l’atmosphère anxiogène qui enveloppe Mexico et qui est due surtout aux journaux télévisés comme " Primer Impacto " et aux journaux tels que " Esto " et " Alarma ". L’histoire peut être considérée comme un article de ces journaux. J’ai voulu faire une fiction pour découvrir ce que peut ressentir une personne qui s’isole volontairement, en ayant une vie confortable et ritualisée. Et sa façon d’affronter le monde extérieur, plein de vie, de bruit, coloré, mais aussi dangereux et incertain. Esthétiquement j’ai voulu bien distingué la maison et le monde extérieur. Dans la maison, les mouvements de caméra sont lents et les couleurs un peu délavées et passées. Dehors la caméra est portée et les couleurs vives. Pour filmer ainsi je me suis attaché les services de Arnau Valls, directeur photo espagnol, dont la sensibilité et le talent correspondaient tout à fait au projet. En tant qu’étranger; il avait de plus un oeil neuf et frais sur Mexico., qu’il ne connaissait pas. Nous avons décidé de filmer en super 16 mm afin de donner une image et une texture proche du documentaire au film., ce qui nous rapproche émotionnellement du personnage. INTERVIEW DU REALISATEUR Comment avez vous travaillé avec l’acteur non professionnel Nolberto Coria qui tient le rôle principal? Le film est basé en partie sur sa vie. Nous avons tourné dans la maison où il a travaillé et il a été le premier a accepté de faire partie du film. Mon objectif était de faire partager au spectateur son rythme de vie et ses sensations. Nous n’avons pas tourné dans l’ordre chronologique. Il ne savait donc pas toujours quoi exprimer. Mais il avait totale confiance en moi. On a commencé par le filmer effectuant ses tâches quotidiennes, et plus vite que" prévu nous en sommes arrivés aux scènes demandant un effort d’interprétation. Et cela s’est très bien passé. Vivant en Espagne, vous avez tout de même situé l’action et tourné au Mexique? C’est l’histoire, le scénario qui vous choisit et on doit le suivre. D’autre part, je me sens toujours plus Mexicain qu’Espagnol. Le Mexique est un pays émergeant où les nouvelles technologies côtoient les vieilles traditions. Cela donne une vision des choses qu’il est difficile de retranscrire. Le film est sorti en Espagne et au Venezuela mais pas au Mexique. Je vais sûrement perdre tout l’argent que j’ai mis dans le film; mais je compte le distribuer moi même au Mexique. Je ne dois d’argent à personne et je suis fier d’avoir pu faire ce film. Vous considérez vous comme l’un des nouveaux jeunes talents du cinéma mexicain? Il y a 2 tendances : des films art et essai et des films plus commerciaux. Ainsi je ne connais pas Gael Garcia Bernal et les autres vedettes mexicaines. Par contre j’ai comme ami proche Amat Escalente (réalisateur de Los bastardos). J’apprécie beaucoup son travail et nous avons souvent les mêmes techniciens. On retrouve dans nombre de ces nouveaux films, le thème de l’aliènation. Est ce typique du cinéma mexicain? Amat est plus dans la veine de Michael Anneke que moi. Son dernier film "Sangre" a beaucoup de similitudes avec Parque Via, même si je préfère "Los bastardos". En se concentrant sur un personnage comme dans Parque Via, on s’attache aussi à sa solitude et son rapport aux autres. A travers ça on touche aux valeurs humaines universelles. Représenter la solitude est intéressant, un solitaire est quelqu’un de très rationnel, organisé. C’est avec les autres qu’elle est irrationnelle. Vous travaillez essentiellement avec des non professionnels. Comment s’est déroulé le casting? J’ai pris des gens que j’ai rencontré par hasard et qui ont leur histoire. Un des chauffeurs de taxi est celui qui me conduisait quand je faisais mes repérages. J’adore me balader en taxi à Mexico. Mon script fait 50 pages, mais la plupart des scènes en taxi sont improvisées. Comment avez vous été influencé par le travail d’Ingmar Bergman? Je n’ai pas été élevé dans un milieu d’intellectuels. Ma première "rencontre" avec lui date de mes 12 ans. Je zappais, et soudain j’ai vu des images qui m’ont fait arrêté de zapper. C’était "les fraises sauvages". Je suis allé au vidéo club louer ses films et ceux de Godard. Je passais mes matinées avec Bergman et mes après midi avec Godard. Ce sont des choses que l’on oublie pas. J’aime beaucoup les titres de ses films, les métaphoriques, mais aussi ceux plus directs et explicites. J’ai eu beaucoup de mal à trouver un titre pour mon film. DISTRIBUTEUR : ASC DISTRIBUTION
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Du 10 au 16 Février 2010 SALLE 1 LES TRAVAILLEU(R)SES DU SEXE de Jean-Michel CARRE THE PROPOSITION de John HILLCOAT TREELESS MOUNTAIN de SO YONG KIM
SALLE 2 LA TERRE DE LA FOLIE de Luc MOULLET IVUL de Andrew KOTTING WINNIPEG MON AMOUR de Guy MADDIN GERBOISE BLEUE de Djamel OUAHAB Séance suivie d’un débat avec le réalisateur, Hélène Luc (sénatrice), Zalani Azzedin (juriste) et l'AVEN (association des vétérans des essais nucléaires)
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